Petits mais dangereux !

Ce lundi 5 octobre 2015 a sonné comme une rentrée des classes pour les participants au Campus 2015/2016 Générations Cobayes. Pour débuter cette deuxième année c'est Marie Grosman et Roger Lenglet qui se sont fait entendre sur le thème : « Cerveau, nanotechnologies et métaux : quels effets ? Comment se protéger ? »

Nos deux intervenants œuvrent tous deux au sein d'une même association indépendante, et donc d'intérêt publique, pour faire interdire les métaux lourds ainsi que les particules neurotoxiques. Il s'agit de mettre en lumière leur dangerosité et leur forte présomption de responsabilité en matière de maladies neurologiques.

En effet à l'heure actuelle, on dépense bien plus d'argent et d'énergie dans le marché du soin, dans l'industrie du médicament que dans la prévention, reléguée au rang de parent pauvre. Cependant les facteurs qui favorisent le fléau des maladies du système nerveux sont aujourd'hui connus et nous n'injectons pas d'argent en amont pour prévenir plutôt que guérir ces maux qui se développent de plus en plus tôt, de plus en plus rapidement et de manière exponentielle.

La maladie de Parkinson commence désormais dès 40 ans et Alzheimer atteint également des personnes jeunes ; ce ne sont plus des « maladies de vieux ». Dans le monde, 1 enfant sur 6 naît avec des troubles mentaux. Pourquoi attendre des diagnostics irréversibles quand des mesures en lien avec le principe de précaution pourraient être appliquées bien avant et cela loin des salles d'attentes ?

 

ATTENTION ! Petit mais dangereux !

 

On parle de « sacrifice humain » au profit des enjeux économiques car on voit encore trop peu de normes sanitaires face aux normes économiques. Le maintien des marchés semble encore primer sur la santé publique. Maladies multifactorielles, perte de QI, accroissement des synergies avec des effets « cocktail »…

Qui sont les responsables d'un constat aussi alarmant ? Mercure, plomb, cadmium, aluminium, arsenic, manganèse, pesticides, biocides, nombreux solvants, fluor, polychlorobiphényles (PCB), composés perfluorés, perfluorocarbures, retardateurs de flammes bromés, bisphénol A, phtalates, particules fines, exposition aux champs électromagnétiques (CEM)… Autant de facteurs neurotoxiques potentiellement présents dans les poissons, boites de conserves, peintures, adjuvants aux vaccins, amalgames dentaires, etc.

 

D'autant plus que ces substances sont en train d'arriver sur le marché à des états de plus en plus petits, infimes, de l'ordre de la nanoparticule, c'est-à-dire de plus en plus microscopiques. Les secteurs d'activités en sont envahis : agro-alimentaire, vestimentaire, cosmétique, etc. Le danger, c'est que ces nanoparticules qui sont contenues dans la production de ces industries peuvent très facilement pénétrer dans l'organisme par inhalation ou bien par l'épiderme et entrer dans le sang pour accéder au cerveau...

 

Les nanos attaquent !

 

Pour éviter tout cela, il faudrait sur un plan politique :

 

- mettre la priorité sur la prévention.

- appliquer le principe de précaution qui dit que si beaucoup d'études convergent vers un danger sans réelles preuves. On fait attention sans attendre de certitudes, on prend les devants et on ne laisse pas le pouvoir aux industriels qui jouent sur le doute.

- interdire aux lobbyistes d'être députés comme c'est déjà le cas dans d'autres pays, ce qui évite les conflits d'intérêts.

- installer un étiquetage obligatoire avec sanction et à un niveau mondial. Pour l'instant, c'est le cas sur une échelle très réduite qui représente 10 % des nanotechnologies.

 

 

Et sur un plan individuel :

 

- s'orienter vers des produits qui présentent des labels qui répondent à un cahier des charges éthique et précis (AB, Nature et progrès, etc.)

- encourager les petits producteurs plutôt que les gros industriels car plus le circuit est court, plus la traçabilité est fiable.

- se méfier des chaussettes auto-lavantes et autres innovations derrière lesquelles se cachent souvent les fameux nanos !

 

Il y a danger ! Prend le pour te défendre !

 

Finalement, cette première conférence est apparue comme une synthèse de tous les sujets abordés l'an dernier ou presque. On peut dire que cela a été une sorte de révision pour les anciens, une manière de se replonger dans le bain et une véritable douche froide pour les nouveaux !

 

 

Alexia Falavel, participante au Campus Générations Cobayes

 

 

La suite du Campus 2015/2016 c'est Nans Thomassey de Nus et culotés « Le rêve, un vecteur de changement individuel et collectif ? » le lundi 16 Novembre 2015 ! Toutes les informations sur notre site :

http://www.generationscobayes.org/nos-actus/campus-des-cobayes-20152016