La transition énergéquoi ?

Pour la deuxième conférence du Campus Générations Cobayes Non merci 2014/2015, nous avons accueilli Anne Bringault du Réseau Action Climat (CLER).

L'ancienne directrice des amis de la terre a repris le flambeau pour nous parler d'un concept apparemment clair pour seulement 20 % des français : « la transition énergétique », la mise en place d'objectifs et de mesures politiques à tenir pour parvenir à atteindre un nouveau modèle énergétique d'ici 2050.

 

 Anne Bringault du Réseau Action Climat 

 

Dérèglement climatique, épuisement des ressources fossiles de plus en plus polluantes, hausse des prix de l'énergie, précarité énergétique pour 11 millions de foyers français, centrales nucléaires françaises en fin de vie, tant de problématiques à prendre en compte afin d'anticiper les solutions à appliquer. En France, la balance commerciale de -70 milliards est égale à la consommation d'énergie. Ne serait-ce pas un enjeu suffisant pour plancher sur le sujet ?

 

Si nous n'adaptons pas nos modes de production et de consommation, le bilan climatique n'ira pas en s'arrangeant : d'ici 2100, nous risquons 5 degrés en plus, et par conséquent, une montée d'un mètre du niveau des mers, qu'une personne sur 10 soit contrainte à se déplacer de son lieu d'habitation, que des kilomètres de routes et de voies ferrées soient engloutis, une altération de la qualité du vin, la mise en péril des stations de sports d'hiver, une augmentation des risques de canicules et de catastrophes naturelles à notre niveau de pays du nord. Pour les pays du sud, les conséquences pourraient être plus néfastes encore : baisse de production de céréales, encore moins d’accès à l'eau donc plus de famine et encore plus de migrations et de conflits violents…

 

La bonne nouvelle c'est que, face aux limites du modèle énergétique actuel et à ce scénario interloquant, nous, citoyens au sens large, pouvons encore écrire la suite de l'histoire en soutenant la transition :

 

- En allant vers plus d'énergies renouvelables et ce, en tant que consommateur, en choisissant des banques et des fournisseurs d'énergies qui investissement nos Euros dans la transition vers plus d'énergies vertes.

 

- En favorisant l'économie d'énergie grâce à l'isolation des bâtiments.

 

- En optimisant des modes de transports moins polluants et/ou plus groupés.

 

- En travaillant à différentes échelles pour faire avancer le sujet, nous pouvons influer aussi bien au niveau des collectivités locales et territoriales qu'à l'échelle nationale et européenne. C'est en misant sur un maximum de tableaux que l'on pourra avoir un maximum d'impacts.

 

 Un public attentif et concerné

 

Rappelons que ces énergies vertes sont moins coûteuses à produire que le coût de construction, d'entretien et de démantèlement de nouvelles centrales nucléaires. Parallèlement c'est un créneau qui s'ouvre pour de nouveaux métiers, avec un potentiel de 630 000 emplois.

 

Pour l'instant la loi sur la transition énergétique a des objectifs relativement satisfaisants mais les mesures pour les atteindre ne semblent pas suffisantes à l'épreuve des échéances souhaitables pour que cette transition se transforme en modèle durable. Par exemple, pour le transport, elle ne prend en compte que le véhicule propre (voiture, camion) occultant ainsi 80 % des transports (fret, etc.).

 

Nous sommes à un carrefour, à la charnière, à cheval, entre deux eaux. C'est donc sans « transition » qu'Anne Bringault nous a encouragés chacun à contribuer par des gestes concrets à participer à l’avènement d'un nouveau modèle énergétique plus vertueux, en devenir.

 

Le mouvement est lancé, et pour ne pas couler, à nous d'apprendre à surfer sur la vague. 

 

 Les Cobayes vous disent à bientôt pour la prochaine conf' du Campus !

 

Alexia Falavel avec les précieux conseils d'Yvan Richard, participants au campus Générations cobayes

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